samedi 6 juillet 2013

Chronique de concert : Band Of Horses et Tame Impala


Semaine chargé en concert à Toulouse, 3 gros concerts en 3 jours : Band Of Horses, The Hives et Tame Impala. On a mis de côté The Hives pour se concentrer sur les 2 autres. 2 concerts, même salle, 2 ambiances.

Band Of Horses 


Tyler Ramsey, un des guitaristes du groupe fait la première partie à la guitare sèche. Il a surement du écouter Harvest en boucle étant jeune, ça sonne très très Neil Young. Les compos sont sympas, il chante plutôt bien, bonne première partie, d’ailleurs Jacques a acheté le CD.
Après une courte attente (pas trop de truc à défaire sur scène !), la bande de chevaux arrive au complet. 1 batteur, 1 bassiste, 1 chanteur/guitariste/guitare slide, 1 guitariste et 1 guitariste/clavier. Ça fait beaucoup de guitares tout ça, surtout si on compte que chacun a environ une demi-douzaine de guitares, les roadies doivent s’amuser !
L’attaque est plutôt sympa, mais il y a un problème : le son est un peu fort, c’est peut-être dû au fait que le bikini est loin d’être rempli…
Par contre j’ai été un peu déçu : le set est composé de très peu de chanson du dernier album que je trouve personnellement le meilleur (par exemple exit Long Vows, Everything Gonna Be Undone et surtout Dumpster World et Little Biblical,). On récupère donc beaucoup de chansons des albums précédents, caractérisées par à peu près la même rythmique à la batterie, son bien lourd, boom, boom, bam, wait for it, tchak. Bref ça fait trop le contretemps. Ça passe sur une chanson (The Funeral, même très bien en live) mais 5 de suite ça m’a énervé. Bon ils ont avoué que ça faisait bien longtemps qu’ils n’avaient pas fait un set complet : ils ne font que des festivals. Sinon le chanteur chante bien, c’est assez surprenant de voir jusqu’à 3 guitares et la basse jouer la même partition, ça fait un son assez puissant. Le groupe a l’air de bien s’entendre, ils sont contents d’être là et livre un set de 2h30. Pas radins les mecs 

Tame Impala



C’est Dunst !, un groupe toulousain qui fait l’ouverture et on peut dire que ce n’est pas terrible terrible… Peu mélodique, avec un chanteur faux, des boucles de clavier énervant et un réglage désastreux. Vivement la suite… A quand des grands groupes de première partie genre les Late Light ? vu ce qu’on se tape régulièrement en première partie, même de grands groupes (aller au hasard Bloc Party, Electric Guest, Jacco Gardner, Motorama, Tame Impala), en plus la salle est remplie à ras bord.
Arrive ensuite Tame Impala. Autant les Band Of Horses étaient venus avec un semi-remorque de guitares de toutes marques, formes et couleurs, autant Tame Impala voyage léger : 2 guitares, une par guitariste, et ils ont dû avoir un prix de gros car ce sont les mêmes : 2 superbes Rickenbacker 330, une noire, une sunburst, pour pas confondre. En revanche, ce qui est assez impressionnant c’est la taille de la pédale d’effet qui va avec ! Et il s’en sert bien le bougre, les sons qu’il arrive à sortir sont vraiment fabuleux. On rajoute aux guitares une basse fender (il ne change pas non plus), un moog (petit modèle de poche, joué par un des 2 guitaristes), un clavier et une batterie.
Autant le dire tout de suite, si vous avez été hermétique aux 2 albums et que pour vous Pink Floyd c’est trop des blaireaux, ça va être compliqué…
Le son est fabuleux, hyper travaillé, ça sonne du tonnerre, la voix d’extraterrestre du chanteur flotte littéralement au-dessus de la salle, ça groove plutôt pas mal, grâce à un batteur vraiment exceptionnel, qui d’ailleurs est Albigeois, c’est plutôt cocasse. Bref c’est vraiment énorme, les chansons s’allongent, le psychédélisme et le prog rock lattant déjà présent sur album se sublime en concert. C’est assez barré, surtout quand on regarde trop l’écran derrière le groupe qui diffuse un écran d’oscilloscope qui réagit avec la musique qui est jouée. D’ailleurs ils se lancent un petit concours pour faire des ronds bien ronds à la guitare, ça n’a pas l’air simple !
On pourrait croire que ça fait daté, un peu Pink Floyd sur le retour, un peu Jacco Gardner si on veut. Même si par moment on pourrait se croire en 71 en train d’écouter Echoes, il reste cette rythmique franchement moderne, l’ajout de petites touches par ci par là de modernité, bref chapeau.
Le concert est assez généreux, la quasi-totalité du dernier album (mention spéciale pour Endors Toi, Why Won’t They Talk To Me et les hits Feels Like We Only Go Backwards et Elephant) et une bonne partie de précédent (Alter Ego somptueusement joué) y passe et au bout de plus de 2h, le concert se termine.
En résumé, un très très bon concert si vous aimez le genre, il se retrouve bien classé dans mes concerts de l’année (au côté de Two Door, Jil Is Lucky et Motorama)
Allez on attaque l’hiver des concerts, l’été… 
Phoenix en novembre ! On a nos places. Bon d’ici là il y aura d’autres trucs sympas sûrement ! 

mardi 14 mai 2013

Ce mois-ci dans mon iPod : Mai 2013


En plus de Phoenix et des Strokes, en plus de Daft Punk, du nouveau Vampire Weekend, voici quelques nouveautés :

We Were Evergreen : Leeway EP : un petit groupe parisien très pop, j’aime beaucoup, un peu dur à trouver (j’ai récupéré les chansons sur soundcloud avec soundcloud downloader). Sonorité intéressante, je vous conseille
  
Electric Guest : Good America EP : un EP sympa avec 4 chansons plus 2 acoustiques et un remix. Le remix de The Bait bof, les acoustiques à intérêt limité et déjà présent sur l’EP Holiday paru en septembre. Sur les 4 titres, il y a Holiday, déjà paru mais très sympa, Jenny, qui est vraiment un tube et 2 autres chansons assez sympa déjà entendu en live. En attendant un autre album c’est très bien et dans la lignée du précédent.


!!! : Thr!!!er, assez disparate mais des bons trucs, dans la mouvance Hot Chip. Even When The Water’s Cold nous ferra bien bouger sur la plage. Mais une fois qu’on est dedans elle est moins froide.



The Costal Cities : Pour l’instant je n’ai qu’Entropic, le single, en attendant l’album mais c’est très sympa !

dimanche 28 avril 2013

Chronique de concert : Jacco Gardner



Ya pas à dire, à Toulouse on est assez vernis coté concert en ce moment !
Il faut dire qu’on a eu un début d’année plutôt gâté avec Motorama, Aline/Lescop, Dog Is Dead/Two Door Cinema Club, Julien Pra/Jil Is Lucky et maintenant Jacco Gardner !
 Il est temps d’enfiler son gilet de sauvetage, son slip Pierre Cardin et d’embarquer dans la De Lorean, direction 1967 nom de Zeus ! Car même s’il est né en 1988 à Amsterdam, Jacco nous emmène il y a longtemps, à l’époque de l’été de l’amour, quand on mangeait du buvard et des champignons mexicains qui provoquent des visions colorées. Alors mettons-nous une fleur dans les cheveux et allons affronter cette vilaine pluie, direction le Saint des Seins, un peu notre QG de la place St Pierre où on va boire des peintes à 2.60 (ça vous fait mal au cul ça à Paris ! des happy hour jusqu’à 22h, même quand il y a concert).

Pour ceux qui n’avait pas suivi l’avis que j’avais donné sur Jacco Gardner, on se retrouve avec une pop très psychédélique, très inspirée par les Beatles période Sergent Pepper/Magical Mystery Tour (plutôt les pépites Lennoniennes, franchement certaines font très Strawberry Field ou I Am The Walrus), les Zombies de Odessey and Oracle, Pink Floyd de From The Piper At The Gate Of Down (concision, psychédélisme, voix, mellotron ) et la BO de More voir Meddle. Bref ça ne fleur pas bon la modernité, même si grâce à une batterie un peu nonchalante on apporte un je ne sais quoi d’un peu actuelle.
La première partie s’appelle Marie Mathématique, et le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils étaient mal réglés. C’était assez atroce… un piano qui sature, une voix inexistante (elle chante en français ou en anglais ?). Pourtant ça a l’air plutôt pas mal, un coté Granville, avec une chanteuse (haute) perchée et une basse assez sympa. Mais non le son était contendant... Ce ne fut pas bien long fort heureusement mais on commençait à avoir sérieusement peur pour la suite…
Jacco et son groupe arrivent, font quelques vérifs son, principalement les 3 micros et se pointent tranquilou pour commencer sur Cabinet Of Curiosity, la chanson éponyme et instrumentale de l’album. Et là c’est la claque, le son est parfait, mais vraiment parfait ; ça sonne vraiment du tonnerre ! La formation est composée de Jacco, au chant, mellotron et clavier, d’un bassiste qui fait les harmonies graves, d’un guitariste (guitare sèche) qui fait les harmonies aigues et d’un batteur ; assez classique en somme.
La première chose à dire c’est que la voix (même quand il utilise l’écho ou le vocodeur) et surtout les harmonies sont somptueuses, franchement c’est mieux que sur l’album. Il est vrai que les chansons sont assez proche de leur version album (même structure, peu de changement dans les arrangements au mellotron) mais l’interprétation est meilleure, c’est assez rare pour le remarquer !
Derrière eux passent des vidéos assez barrées de mélange de film de science-fiction des années 30, des films super 8, un cours sur la convection ou sur les éruptions solaires et la création d’aurores boréales et de colorations très psychédéliques, bien en accord avec ce qui se passe sur scène. Tout est parfaitement exécuté, le coté vaporeux de la voix est super, The Riddle, Watching The Moon sont magnifiques, Help Me Out, Where Will You Go et Chameleon sont assez dynamique et vraiment sympa. Finalement tout l’album y passe plus 3 / 4 inconnues au bataillon dont une qui s’étire en expérimentation psychédélique vraiment intéressante.
Le seul bémol : une rupture de stock sur les vinyles….
Un autre aussi : j’aurais bien aimé avoir une reprise dans le rappel, genre du Pink Floyd (Green Is The Colour, Arnold Layne ou Mathilda Mother, et pourquoi pas Echoes).
Bref vous l’aurez compris encore un concert à voir, d’ailleurs presque plus à voir qu’à écouter ! Par contre ça ne ressemble pas trop à du BRMC ou Foals, il faut aimer le style. On verra si Tame Impala dans un registre équivalent fera mieux : ils passent en juillet.

vendredi 19 avril 2013

Ce mois-ci dans mon iPod : Avril 2013




Les nouveautés, bien ou pas bien, les avis n’impliquent que moi…

Phoenix : Bankrupt !
bien entendu. On l’attendait, il est là… magnifique album, mélodie fabuleuse. Le virage synthétiseur ne me gène pas.

Jil Is Lucky : In The Tiger’s Bed
Franchement c’est vraiment sympa, très pop, hyper bien produit, frais.

Dog Is Dead : All Our Favourite Stories
Très bien aussi !


Veronica Falls : Waiting for something to Happen
Un peu de noisy-pop anglaise triste 80’s, je ne suis pas un grand fan, mais ça s’écoute.


Granville : Les Voiles
Mouais, pas exceptionnelle mais des trucs bien quand même. Enfin pour qui aime les années yéyé genre Françoise Hardy
Nuls en concert, je les ai vus en décembre parce que je voulais voir la première partie.

Woodkid : The Golden Age vient d’arriver, pour ceux qui ont aimé les precedents sorties du kid, c’est dans la continuation d’Iron, grandiloquence symphonique et mélodies plus intimistes. J’aime bien, l’album est cohérent par contre, il faudra se renouveler pour le prochain album !

mercredi 20 mars 2013

Chronique de concert : Julien Pras et Jil Is Lucky



Direction le centre-ville et le connexion live ou nous avions déjà vu Motorama il y a 2 semaines.

Je n’avais pas bien potassé leurs albums respectifs mais ce n’est pas grave.

C’est Julien Pras qui commence, tout seul sur scène avec sa guitare. Bon déjà le gars est petit, mais vraiment petit, après il est un peu dégarni et une furieuse allure de 68ard Ariègeois, on s’attend plus à avoir un animateur qui va nous faire découvrir la musique médiévale spécifique du Tarn qu’un joueur de Pop. Mais c’est bien lui, on reconnait les chansons, l’exercice Guitare acoustique / voix change un peu le rendu et n’émeut pas trop la foule… Faut dire que l’homme manque sérieusement de charisme : quand il ne chante pas, il bafouille au micro, passe son temps à réaccorder sa guitare en s’excusant. Bref ce n’est pas folichon même plutôt morne tout ça. Alors oui il chante bien, les chansons sont sympas mais ça ne casse pas 4 pattes à un canard…

C’est maintenant au tour de Jil Is Lucky de monter sur scène, ou plutôt d’envahir la scène : 1 batteur, 1 bassiste, 1 chanteur/guitare sèche, 1 guitariste, 2 claviers. 6 personnes sur la petite scène, ça fait vite encombré ! « Bonjour Toulouse, on est vraiment trop contents d’être là et de repartir en tournée ».
Ça commence fort, c’est hyper carré et ça n’a vraiment rien à voir avec mes souvenirs (The Wanderer  (la pub Kenzo) et When I’m alone), c’est très pop, assez rythmé, avec des harmonies vocales de folie, le bassiste et frère du chanteur est vraiment énorme sur ce point. En fait si j’avais écouté le dernier album j’aurais été moins surpris. Et oui l’album sorti en ce début d’année est très très différent du précédent ! Beaucoup plus pop synthé typé 80’s et vraiment très produit. D’ailleurs il est vraiment super je trouve !
Sur scène c’est entre les deux albums, un peu folk, un peu pop. Le groupe a une bonne présence et arrive même à faire chanter le publique sur la deuxième chanson, bravo ! Certaines des chansons du précédent album sont bien modifiées et adaptées (dont une version boostée avec un beat Rap du tube The Wanderer) d’autres sont jouées comme tel (without you, I may be late). Bref du bel ouvrage, et ça bouge bien !
Pour le rappel, ils ne sont que 2 à descendre : le chanteur et une guitare sèche et le claviériste avec un violoncelle. Les prochaines chansons seront acoustiques et sans amplification ni micro. Le silence ce fait et c’est parti pour les plus vielles chansons : The Wanderer revient, Supernova puis When I’m alone avec le groupe au complet (bassiste au jambé, batteur au saxo, clavier toujours au violoncelle) puis ce fut Judah Loew’s Mistake et sa remonté Klezner sur la fin avec le groupe revenant un a un à leurs instruments d’origine. Le concert a tout à coup viré musique de rue, le chant est plus déclamé.
Et le concert se termine sur Hovering Machine, très rock prog, grosse influence Pink Floyd période Wish You Were Here / Animals. Le groupe finit littéralement en transe et ça fait du bien !
Bref un très bon concert, un groupe très sympa, un leader peut être un peu bavard entre les chansons, mais on a l’impression que c’est pour meubler pendant que les autres accordent leur instrus !
  
Je vous conseille d’aller voir, mais avant d’écouter leur nouvel album pour valider le tournant électro pop. Jil Is Lucky en concert, c’est juste entre les 2 albums ! 

mercredi 13 mars 2013

Chronique de concert Two Door Cinema Club et Dog Is Dead



On les attendait depuis longtemps, ils sont enfin passés à Toulouse.

Donc ce lundi, direction le Bikini pour Two Door Cinema Club. Concert complet mais pas trop serré, 2 premières parties. On arrive tard et donc on loupe la première.

Après une bière commence la 2ème première partie, plutôt de luxe : Dog Is Dead.



Je ne connaissais pas trop, à part une chanson dans le dernier disque des inrocks.
Et bien c’est vraiment super sympa, bien carré, bien pop, formation classique : basse, batterie, 2 guitares (dont une Rickenbacker qui sonnait méchamment bien), clavier et chacun avec un micro. Car oui il y a des cœurs, ou plutôt des harmonies vocales, et c’est vraiment bien fait.
C’est une très bon surprise, ça sonne très très bien (mention spéciale pour Do The Right Thing, Teenage Daughter et Glockenspiel Song), le chanteur chante bien, ça s’énerve quand il faut, c’est bien callé, ça sonne un peu Nada Surf de High/Low, Death Cab, TDCC et même Vampire Weekend pour le coté rythmique, vraiment un très bon moment. Le set passe vite (une dizaine de chansons) et c’est vraiment une bonne mise en jambe pour TDCC.

L’entracte arrive, et là grosse surprise : en attendant TDCC ils nous passent du bon son Eurodance année 90… Tout le monde y passe : Corona, Hadaway, Masterboy et compagnie, et paradoxalement l’ambiance est là.



Et Two Door entre sur scène, un verre de rouge à la main, visiblement contents d’être en France. Gros moyen pour les lumières : de grands bandeaux de LEDs derrière la scène, des projecteurs tournoyants, de la fumée et même des gros ballons qui tombent du ciel en milieu de spectacle. Ya pas à dire ça envoie. Le son n’est pas en reste et la setlist est quasi exhaustive : seul Cigarette In Theater n’est pas joué du premier album (dommage je l’aime bien, je l’aurais bien échangé contre Do You Want It All par exemple). Ils ont joué aussi Costume Party qui n’est pas sur album mais que j’avais déjà trouvé en bonus track.
Les versions sont un peu différentes, souvent un peu plus mélancolique dans la voix, tout en gardant le coté pêchu, surtout grâce au batteur qui doit perdre 10L de sueur par concert ! Le son est pas mal, peut-être un peu fort mais bien balancé, la basse bien présente, les chœurs sympas, la voix d’Alex Trimble est toujours si caractéristique, l’ambiance est bonne, la salle de tous âges et ça chante pas mal. Le spectacle vraiment super carré, le tout renforcé par le lightshow.


Bon bref c’était sympa et ça m’a permis de connaitre Dog Is Dead, bonne découverte !

vendredi 1 mars 2013

Palma Violet - 180




L’album est controversé : nouvel icône rock pour certain, imposteurs pour les autres, il y a un peu des 2, mais après tout le rock n’est qu’une question de plagia, du moins depuis la sortie de Blue Suede Shoes (et encore dirait Little Richards…)

Alors voici Palma Violet, un groupe de Rock je-m’en-foutiste qui arrive après la bataille : Les Strokes, Libertines, Arctick Monkeys et plus récemment Vaccines sont passés par là et ont raflé la mise sur le revival rock tendance fin 70’s début 80’s.

Car il est question de ça chez Palma Violet, ça sent le blouson en cuir les converses et le jean slim, sonne The Clash, Ramones, tout ce qui sort du CGGB à cette époque et quelque fois même Television, ça mise fort sur l’énergie, ça chante faux mais on s’en branle.

Alors du coup vu les références ça sonne aussi Strokes, bah oui. La rythmique est similaire sur quelques morceaux (« Rattlesnake Highway », « Tom The Drum », « Johnny Bagga’ Donuts »). La voix aussi d’ailleurs, enfin plutôt l’intention. Ici le chanteur est nonchalant et s’en fout, tendance Julian Casablancas, voire carrément faux type Lou Reed, calme ou en colère. Très rock comme attitude tout ça.

Même Garage Rock, l’autre influence plus que notable, ça transpire le clavier psychédélique tendance The Sonics, Chocolate Watchboard ou The Seeds de You Pushing Too Hard, voir The Doors de Break on Through. D’ailleurs le chanteur se rêve Jim Morrisson sur « Step Up The Cool Cats ».

Bref ça convoque de vieux souvenirs façon The Vaccines, peut être en moins personnel, mais pour ma part je suis assez fan.


Best Of Friends : Ça chante faux, ça sent la loose et la sueur, les Clash aurait pu sortir ça avec un batteur qui aurait lâché le charleston et n’aurait pas eu peur d’abimer ses tomes.
Step Up For The Cool Cats : Très sympa, intro pausant bien le clavier et l’influence garage 60’s, break sympa (est-ce un refrain? Dur à dire…)
All The Garden Birds : plutôt bof, mais rien de traumatisant non plus.
Rattlesnake Highway : son côté dansant, l’orgue qui appui bien les accords, son coté crade
Chiken Dippers : avec son rythme lourdingue et parfait, la voix très Casablanca et son refrain avec monté de guitare
Last of the Sumer Wine, plus pop, avec une voix plus à la Lou Reed
Turn The Drum : Influence Doorsienne premier album en plus pêchu, comme si le batteur des Doors n’avait jamais fait de Jazz
Johnny Bagga’ Donuts : J’aime moins, mais ce n’est pas non plus horrible, ça déménage assez fort, la structure fait penser à My Generation des Who, l’intension aussi !
I Found Love : plus pop, dispensable… mais écoutable quand même
Three Stars : attention slow, ça sonne comptine de bar, c’est touchant, ça a juste le mauvais gout de partir en chanson normale à mi morceau. Dommage, tout en rage contenu ça aurait mieux rendu…
14 : alors que c’est la 11ème piste. Moyen, mais écoutable. Par contre je n’ai pas compris si c’est une chanson caché mais ça revint après, sur le même thème et des paroles différentes
Tsugi, un magasine que je ne connaissais pas que j’ai acheté à l’aéroport peut aller se faire voir, moi j’adhère !
Effectivement c’est copié, et alors ? Voici des mauvais élèves ingénieux qui copient sur plusieurs voisins à la fois, interprètent, n’oublient pas de laisser quelques erreurs pour ne pas se faire chopper et font ça avec le sourire. Je ne suis pas prof mais je mets quand même une bonne note

Et s’ils passent en concert, je cours les voir, peut-être qu’ils feront « Bite on the Brat » en reprise !