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jeudi 15 novembre 2018

Boy Pablo – Soy Pablo #soypablo



Et si Dent May avait piqué la guitare de Mac Demarco avec ses pédales et qu’il se lançait à jouer avec Kakkmaddafakka et Erlend Oye ? Et bien ça donnerait cet EP. Une guitare déglinguée, de la sunshine pop de norvégien, un coté californien, un peu de nonchalance, des paroles tristes et des titres enjoués et voici 6 super titres très dansant comme Feeling Lonely ou Losing You, plus downtempo come Sick Feeling ou T-Shirt (où il montre qu’en plus il chante bien). Une très bonne surprise, ça réchauffe un peu en ces temps d’automne. 

On dit merci qui ? Merci Alice !


vendredi 30 mars 2018

Whomadewho – Through The Walls #whomadewho


Voilà le retour des électroniciens nordistes, après 4 ans d’attente. On reprend les choses où on les avait laissées avec ce mélange d’électro et de vrais instruments, de froideur numérique et de chaleur humaine et analogique. Et ce nouvel album est très réussi tout comme le précédent. Tout démarre avec la géniale Neighbourhood, d’une finesse rare qui nous attire directement dans l’album. On notera aussi la superbe Goodbye to All I Know, dans un style proche d’Hot Chip, pour moi leur meilleure chanson. I Don’t Know fait aussi partie des grands moments de cet album. A côté de ça les autres titres ne sont pas en reste, la très électro Keep On ou If This Is Your Love (qui me fait penser à du Griefjoy), Crystal et son orgue, Dynasty plus conventionnel et un brin eighties. On y trouve aussi un petit ovni pour le groupe avec la balade Surfing On A Stone, on pense carrément à du Coldplay première période (disons A Rush of Blood). En fait il n’y a que Through The Walls qui donne son nom à l’album que je ne trouve pas top. Peut-être trop mainstream.

Bref, voici un très bel album qui ne se vautre pas dans la facilité et propose une électro pop sensuelle et tendue, glaçante et chaleureuse, dansante et contemplative. Un de mes indispensable de ce début d’année !







Et sinon ils passent quand en concert, ça a l'air d'envoyer :



mardi 20 février 2018

Rhye- Blood #rhye


Si vous avez besoin de douceur, de vous blottir dans un nuage, j’ai un truc pour vous.
Comment caractériser la musique de Rhye ? De l’électro soul ambiant de chambre? Pourquoi pas.

En fait leur musique serait un improbable barycentre entre Beach House (avec forte pondération), Cigarettes After Sex, The XX, Asgeir (du premier album), Agnes Orbel, Sade, Air, Moderat et Marvin Gaye ! Rien que ça.

C’est minimaliste, aéré et aérien, c’est surtout sensuel. Des basses industrielles côtoient des cocottes très Nile Rodger, des violons, quelques cuivres, un piano subtil et cette voix androgyne avec beaucoup de souffle et de délicatesse et c’est beau.
On a même un tube avec Taste, que demander de plus ?


mardi 24 octobre 2017

Loney,Dear - Loney, Dear #loneydear


Mea Culpa, je ne connaissais pas Loney Dear, ou plutôt Emil Svanängen avant cet album, il va falloir que je me rattrape !
Si vous ne connaissez pas vous non plus, Loney Dear est un « groupe » nordique de pop, suédois si je ne m’abuse. Il partage d’ailleurs ses musiciens avec I’m From Barcelona (vue le nombre ils peuvent).
Et on peut dire que cet album est un petit bijou. Un bijou de pop de studio, dans la lignée des classiques Beatles ou Beach Boys (peut être pas autant, mais l'intention est là). Un ovni venant du froid.
Magnifiquement produit et regorgeant de moments magnifiques. Rien que Lilies, classique instantané qui convoque Beatles, Beach Boys, Elton John et surtout Jeff Buckley (merci Anne) dans la même chanson mais aussi Sum très bon titre avec ses claviers et basses synthétiques parfaites ou les balades aussi synthétiques Hulls et Isn’t It You valent le déplacement. Le reste de l’album n’est pas en reste et propose des titres plutôt sympathiques (There Are Severals Albert Here, Dark Light) mais surtout une unité.
Pour résumer un bien bel album qu’il faut faire connaitre !
Et pour s'en convaincre, écoutez Lilies tout de suite.
 
  

samedi 3 juin 2017

Concert Peter Von Poehl et Michelle Blade au Connexion, Toulouse 16 mai 2017 #petervonpoehl


Put…. ça fait combien de temps qu’on n’avait pas passé un aussi bon moment à un concert ? La dernière fois, je pense c’était au même endroit, et ça remonte à un live dantesque de François and the Atlas Mountain. Car oui il n’y a presque plus de concerts de pop intéressants en centre de Toulouse. C’est un drame … Où sont passés les Kevin Morby, Vandaveer, Isaac Delusion, ALB, Talisco, Griefjoy, Motorama, Jil is Lucky, Gruff Rhys, Jacco Gardner, Wave Pictures et leurs remplaçants qui venaient dans les petites salles de la ville rose ? La faute aux attentats ? Possible. La faute aux riverains du Connexion ? Ça ne doit pas arranger. Mais je pense surtout qu’il faut trouver des associations pour organiser ces évènements et relancer la machine (friends of P est mort de sa belle mort).Cette fois-ci c’est grâce à Topophone qu’on a pu voir ce magnifique concert de Peter Von Poehl et Michelle Blade. Comme au bon vieux temps donc. Une salle qui offre une proximité géniale (on ne pouvait pas être plus près) un son plutôt bon, et une bonne ambiance. Avec une bière un peu moins chère ce serait le nirvana !


Mais revenons sur la prestation scénique. Tout d’abord la première partie : Michelle Blade. Je ne connaissais pas du tout et j’ai été séduit, par sa musique mais aussi par sa loufoquerie. Elle est toute seule sur scène, armée seulement de sa guitare électrique et de son accent mexicain tout mignon. Chaque nouvelle chanson est prétexte à une introduction sur ce qui l’a motivée pour faire cette chanson, c’est souvent très barré ! Mais c’est charmant, les compositions sont un peu déjantées, en anglais, parfois en espagnol et c’est très plaisant. Sur la fin de sa prestation elle a fait appel à un guitariste local, ils n’ont répété que pendant la balance. « mais c’est pas pour m’excuser, mais au contraire parce que je trouve ça cool, en plus je vais pouvoir faire des solo ! »


Après un très court entracte arrive Peter Von Poehl et son groupe : un batteur vraiment excellent, un bassiste aussi très bon, un guitariste bon aussi et Peter (très bon aussi) qui alterne guitare électro acoustique classique et guitare ténor (4 cordes) avec un peu d’harmonica par moment. Il n’y a pas de chœurs c’est le seul truc un peu dommage. En tout cas le son est génial, le tout est très homogène, proche des albums mais avec un peu plus d’âme et moins de production bien sûr. Les arrangements de cordes, cuivres, orgues ont disparu et laissent la place à une prestation plus énergique où la guitare a plus la place de respirer, le tout tenu par une section rythmique exceptionnelle. Son phrasé si particulier parait un peu plus mis en avant. La setlist fait bien sûr la part belle au dernier album avec quelques ajouts « électro » grâce au pad du batteur. Elle est vraiment sans faute et très équilibrée. Pas d’effet d’attente pour son tube The Story of the Impossible, qui n’est pas en rappel mais tombe au bon endroit au bon moment. Peter fait bien participer le public sur les chansons permettant des youhou, raconte des histoires et des blagues à la con (en français) entre les titres, principalement pour avoir le temps de réaccorder sa guitare, la salle étant petite, il se permet même de descendre dans la fosse. Le tout avec une certaine timidité très nordique et un sourire communicatif.


Bref un super set et un super moment.
Après le concert nous sommes passés voir les artistes pour acheter des vinyles et parler un peu. L’impression est confirmée, Peter Von Poehl est très sympa, il était visiblement content de son concert. Il nous a expliqué qu’il a récupéré les droits sur ses anciens albums, il fait maintenant presser lui-même ses vinyles d’où des prix plus qu’attractif. Du coup on en a pris plusieurs !


L’impression est confirmée également pour Michelle Blade, un peu fofolle mais super sympa. On a parlé très longtemps (elle n’avait pas de stylo pour dédicacer et n’osait pas déranger Peter Von Poehl, « il est tellement gentil qu’on n’a pas envie de l’interrompre !), de son album, d’une anecdote toulousaine enfumée concernant une chanson, d’un ami d’ami commun, du fait qu’elle a moins le temps de se concentrer sur son album vu qu’elle est aussi la bassiste de Fishbach. Bref un bon moment avant et après le concert. C’est quand le prochain concert de cette qualité à Toulouse ? On espère bientôt et bravo à Topophone pour l’organisation (peut-être un peu plus de com à l’avenir ?


les photos sont de Claire Hugonnet, récupérées sur le Facebook de Topophone.

lundi 29 mai 2017

Peter Von Poehl – Sympathetic Magic #petervonpoehl



4 ans après Big Issues Printed In Small, le blondinet suédois, Peter Von Poehl nous revient avec un nouveau disque tout aussi passionnant et maitrisé.

Ce nouvel opus garde les (bonnes) bases précédentes : des titres ultra mélodiques, ultra pop, ultra arrangés, des sortes de petites symphonies de poche avec cordes et bois, une voix en apesanteur et un phrasé particulier. La nouveauté vient de l’ajout par ci par là de petites touches de clavier vintage, de bips électroniques sortis d’un pad. Le tout se mariant à la perfection. Ce n’est pas du tout pour faire dans le temps, ça ne sonne pas du tout 80’s, c’est discret, intégré, juste entre un hautbois et un arpège de guitare. Du grand art.

Au cours des 11 titres, Peter Von Poehl réussit l’exploit de contenir la luxuriance des arrangements. Que ce soit pour la magnifique ouverture Grubbed Up Pt 1, sur la génialement 90’s tendance Radiohead Inertia, sur le clavier de la délicate A Stack Of Fire Wood (géniale), sur le « tube » Sympathetic Magic, sur la joyeuse et cuivrée King’s Ransom, sur la planante Elysium, le charme opère et on se dit que Peter mérite beaucoup beaucoup plus que le succès d’estime qu’il a.

 

jeudi 14 avril 2016

Kakkmaddafakka – KMF #kakkmaddafakka #kmf



Cela fait quelque temps que je suis la pop ensoleillée des protégés d’Erlend Oye (King Of Convenience, The Whitest Boy Alive). 

C’est curieux d’ailleurs tous ces groupes nordiques - les KMF sont norvégiens - qui nous proposent quelque chose de joyeux et solaire alors qu’ils ont rarement un échantillon de soleil sur eux !

Pour ce troisième album les KMF restent toujours aussi pop, c’est toujours aussi mélodique et bien trouvé. A noter, le chant s’affirme et est un peu moins « faux » que sur le précédent opus. 

La recette du bonheur ? des cocottes de guitares virevoltantes à la Two Door Cinema Club (tient d’ailleurs qu’est-ce qu’ils deviennent eux?), une basse et une rythmique sautillantes, un piano assez en avant, très Eurodance (peut être trop, on verra à la longue, mais il n’est pas présent sur tous les titres), et une voix bien posée là dessus. 

Que ce soit pour du Phoenix-like comme sur Galapagos (et en creux sur tout l’album), des chansons à rythmique enjouée comme Change (couplets parfaits),True ou Language (plus faiblard tout de même), de la pop classique comme sur Fool ou Young You (piano peut être trop en avant), du laid back qui sent la méditerranée (comble !) et les siestes comme sur Superwoman, du white reggae comme sur No Cure ou de la « disco-pop » enjouée et dansante comme sur Lilac, les KMF nous embarquent avec eux. Les chansons s’enchainent sans lassitude et laissent la banane, bref voici un très bon album dans la catégorie « feel good ». Pour ma part il risque de tourner pas mal avec les beaux jours qui arrivent, bande son idéale pour un petit barbecue/rosé !

dimanche 9 août 2015

Jaakko Eino Kalevi – Jaakko Eino Kalevi #jaakkoeinokalevi



On peut dire que sans le magazine Magic, je ne me serais jamais penché sur cet artiste finlandais. Et ça aurait été une grave erreur.
Bien sûr il faut aimer l’électro pop, avec clavier vintage, avec le côté un peu planant cher à Air et ce style 80’s très dans l’air du temps. Peut-être trop ? Ce n’est pas faux. Mais c’est quoi ce style, qu’est-ce que ça me rappelle ? Mais bien sûr, Vladimir Cosma ! Un mix entre la BO du Père Noël est une ordure, La Soupe Aux Choux, L’aile ou La cuisse, La boom, les sous-doués et Inspecteur Labavure !
Mais bon quand on est finlandais comme notre ami Jaakko, on n’a certainement pas dû voir ce monument du 7ème art franco-berrichon La Soupe Au Choux, donc quand on utilise le synthé comme Vladimir Cosma, ça ne peut être que par pure coïncidence. Sur une chanson comme sur Deeper Shadows (ça m’a fait rire à la première écoute), OK. Mais sur un album complet ? Non, il doit connaitre en fin de compte. Après tout, pour beaucoup d’étrangers, tout ce qui est français est classe, d’accord. Mais Vladimir Cosma, sérieux ?

D’accord, il y a des titres plus classiques comme Double Talk, désabusé et assez fin, la très bonne intro JEK. Parfois ça tangente dangereusement le lounge comme Mind Like Muscle ou le n’importe quoi kitsch type Jean-Michel Jarre croisé avec la BO de la Boom et Era (le truc Moyenâgeux new age sponsorisé par TF1) comme Ikuinen Purkautumaton Jännite (ça ne s’invente pas…).

Je ne sais pas pourquoi on y revient, pourquoi on aime, est-ce grâce (ou à cause?) des réminiscences de BO d’enfances très datées, remplis de gimmick de synthés, de saxos en folie, de basses synthétiques et de bruitages très SF low cost façon Gendarmes et les extraterrestres ? (Hush Down). Il faut aussi y reconnaître un certain talent pour la mélodie. Mais bon ça ne suffit plus de nos jour ma pauvre dame.

Bref je ne sais pas encore vraiment pourquoi j’aime bien et j’y reviens, mais j’en suis sûr par contre, beaucoup vont détester grave !


samedi 11 avril 2015

I’m From Barcelona – Growing Up Is For Trees #imfrombarcelona



Perdu ! Ce n’est pas un chanteur espagnol, mais un super groupe de 27 musiciens suédois ! On ne peut quand même pas parler de découverte pour le troisième album de ce groupe issu de la prolifique scène indie pop nordique. C’est quand même bizarre, ce sont les groupes nordiques qui nous proposent la pop la plus ensoleillée du moment ! Ça fait du bien, ça rend heureux, c’est accrocheur, dans un style antifolk boosté à mort par la multitude d’instruments et de voix. 27 membres, 27 idées différentes, ça se sent et ça s’entend ! Et en concert ça doit être encore plus impressionnant ! On pense à Polyphonic Spree, pour le coté rock choral, aux Magic Numbers des premières heures pour l’immédiateté des mélodies (certaines pourraient facilement finir dans des pubs de box internet ou de réseaux téléphonique !), à Fleet Foxes pour le coté guitare classique et plus généralement à tous les groupes nordiques de Kakkmaddafakka à José Gonzales, de Erlend Oye à Asgeir, de Simian Ghost à Of Monsters And Men.

Pour ceux qui connaissaient déjà, il y a peu de changement de direction par rapport aux précédents albums, on reconnait tout de suite la voix du leader, l’univers, les trompettes, la pêche !

De toutes ces feel good songs, jouissives et accrocheuses, on retiendra Violins, le single et ouverture de l’album, Lucy, génialement pêchue, Departure plus calme, parfait antifolk à la Fleet Foxes ou Edward Sharpe avec ses trompettes mexicanisantes (faisant penser à Calexico, qui viennent d’ailleurs de sortir un nouvel album que j’écoute assidûment en vue d’une critique très prochaine), Sirens et son refrain en hého hého, taillée pour la scène (on entend d'ailleurs un écho de public derrière), quoi vous ne tapez pas du pied ? Benjamin et sa mélodie imparable et son pont. Enfin bref tout l’album quoi !

Le point intéressant c’est que cet album a été enregistré dans des conditions live, les 27 membres jouant ensemble, et franchement ça se sent, le son est plein, entraînant, humain.

Vous l’aurez compris, c’est un bon album, en parfaite adéquation avec la saison : les rayons de soleil commencent à poindre, les trompettes nordiques aussi !

Ils passent bientôt en France mais ne passent malheureusement pas par Toulouse, dommage…


mardi 17 mars 2015

José Gonzalez – Vestiges & Claws #joségonzales



Après une longue pause en groupe avec Junip et dans les BO avec d’excellents titres pour la BO de Walter Mitty, revoici le suédois au nom et au look ibérique pour un album solo. Alors c’est sûr qu’on peut dire qu’il n’invente pas la roue ! C’est classique, c’est folk. Une guitare folk, une voix, des fois doublée, rien de plus, c’est un peu plus dépouillé que pour Walter Mitty… Dommage car Stay Alive reste pour moi un des plus beau titre de l’année dernière…

Du coup ce n’est pas vraiment une musique d’ambiance, il faut faire un effort pour écouter José. Le mieux est d’avoir un châlet au fond des bois, de se faire un feu, d’allumer 2, 3 bougies et de boire une tisane en regardant la biche marcher sur la neige par la fenêtre. On peut aussi se faire couler un bain bien chaud avec de la mousse. En fait le mieux c’est qu’en plus José soit là avec sa guitare, parce que c’est pas la production de l’album qui va vous manquer…

Donc c’est de la folk, tendance Simon & Garfunkel mais en solo en fait. Après c’est plutôt délicat, bien fait, Open Book et With The Ink Of A Ghost sortent bien du lot, et surtout Leaf Off / The Cave !

Mais je vous aurai prévenus, n’écoutez pas ça en voiture quand vous êtes fatigué !



mercredi 19 novembre 2014

Nick Mulvey, Baxter Dury et Asgeir live au Bikini, mardi 18 novembre 2014 #nickmulvey #baxterdury #asgeir #lebikini




Lundi et mardi dernier c’était le festival des inrocks. Nous avons laissé la soirée plus bourrine avec Parquet Courts et Palma Violet pour se concentrer sur la soirée plus pop du mardi. Au programme : The Acid, Nick Mulvey, Baxter Dury et Asgeir.

Bon alors on ne parlera pas de The Acid, parce qu’en fait on est arrivé trop tard et on a donc loupé la prestation. Mais de l’avis de nos potes déjà présent ce n’était pas fantastique. Donc voici Nick Mulvey et son groupe : une contrebasse, un clavier, un batteur, une choriste / joueuse d’instruments bizarres et Nick, à la guitare sèche (corde nylon ou métal suivant les chansons). On ne peut pas dire que Nick soit une bête de scène, il communique peu avec le public, quelques « thank you » polis. Ce n’est pas non plus hyper entrainant, mais ça on s’en doutait vu l’album. Par contre c’est super bien fait, le chant est parfait, les arrangements différents de l’album rendent bien et les musiciens sont très bons : batterie aux accents jazzy et aux rythmes hyper compliqués, un peu d’électro, une contrebasse jazz, jouée à l’archet parfois, des chœurs délicats et le touché particulier de Nick sur la guitare. Un peu musique pour musiciens mais ça fonctionne comme on dit en cuisine. Certaines chansons sont un peu boostées, d’autres plus acoustiques. Ça rend vraiment très bien, c’est beau. Le set n’est pas trop long et fini bien sûr par Cucurucu, vraiment un super titre.

Après le concert je passe au merchandising, j’ai acheté un 45 tours de Cucurucu, dédicacé par Nick, plutôt timide, ce qui explique le manque de communication sur scène, mais vraiment sympa.

Après une courte pause bière, arrive Baxter Dury. Là, c’est autre chose, beaucoup plus dans le show, à l’image de Baxter qui arrive sur scène sur un canard gonflable géant ! Le groupe est encore nombreux : guitare, basse, batterie, choriste et clavier et bien sûr Baxter, en costume gris et cravate bleu canard, so sixties et so chic. Ce qui est moins chic, c’est le nombre de Kro que l’english s’envoie dans le cornet ! Au moins 6 avant de passer à ce qui semble être du whisky. Là on peut dire que niveau show, ça le fait : poses suggestives, distribution de whisky au premier rang, pseudo scène de drague de la choriste, jet de pièces en chocolat tout au long du show, danses ridicules, lancé du canard gonflable dans la fosse (qui revient sur scène en renversant quelques bières et le micro. Le tout avec une nonchalance très Gainsbourienne. Bref Baxter est fou, et la forte consommation d’alcool sur scène ne doit pas améliorer le tout. Ça c’est pour le visuel. 


Niveau son c’est vraiment bien fait. Carré à mort, dansant, beaucoup de chœurs, de claviers eighties minimalistes, de guitares tranchantes, de basses funky, une batterie en place. Et par-dessus tout ça, la voix toujours en équilibre de Baxter. Ça rend super bien, mais c’est sûr faut aimer l’album. D’ailleurs en parlant de l’album, les versions scène des chansons sont assez différentes niveau arrangement, un peu plus pêchues. Set évidement un peu court dû au format 4 concerts, d’ailleurs Baxter s’est fait plusieurs fois rappeler à l’ordre par ses musiciens pour arrêter de discuter avec le public ou faire le con pour ne pas être trop en retard sur l’horaire ! Bref ça donne envie de le voir sur un concert entier et aussi de se plonger dans sa discographie des débuts.

Passage au merchandising pour une dédicace du vinyle, la pochette étant limite trop petite pour sa signature. Décidément jusque dans la dédicace ça sort du cadre !

On enchaine avec Asgeir, encore beaucoup de mode sur scène : 1 batteur barbu, 1 guitariste, 1 claviériste / bassiste, 1 claviériste / guitariste, 1 claviériste tout court et Asgeir à la guitare et au clavier. Beaucoup de claviers me direz-vous ! Autant Nick Mulvey était un peu timide, autant là c’est maladif. Au total 3 « thank you » sur toute la prestation. OK il ne parle pas bien anglais mais un « good evening », un « happy to be here » ou autre aurait été bienvenu… Par contre niveau chant c’est la méga claque. Quelle voix ! Cristalline, habitée, touchante. Bon alors par contre beaucoup de chansons ne sont pas chantées en anglais mais en islandais, ça peut perturber quand même… Toujours est-il que le tout rend très bien, la voix, les arrangements et les musiciens, visiblement vraiment à fond (surtout le batteur). Evidemment c’est surtout King and Cross et Torrent qui envoient le plus !


Au final 3 beaux concerts, 2 performances musicales sans failles mais avec peu de show et 1 show bigger than life. Le vrai problème en fait c’était le public, visiblement peu impliqué (pourquoi sont-ils venus alors ?). Bon, on n’était peut-être pas assez devant.

lundi 3 novembre 2014

Erlend Øye – Legao #erlendoye



Avec un O barré, il ne peut venir que des pays nordiques, surtout au regard de la blondeur de la chevelure du jeune homme. Pour ceux qui ne connaissent pas le Norvégien, Erlend fut un temps la moitié de Kings of Convenience, plus récemment on le trouve à la production du dernier album de Kakkmaddafakka, un groupe aussi norvégien. L’année dernière il avait déjà sorti un titre tout seul, en italien : La Prima Estate (la vidéo est disponible dans l’article sur Kakkmaddafakka, c’est bon tous les k sont là ?). Bref dans le nord le monsieur est plutôt connu !

C’est tout aussi léger que son dernier titre en italien ou l’album de Kakkmadaddafakka, peut être en plus appliqué. Erlend s’est entouré du groupe de reggae islandais (vous avez bien lu…) Hjàlmar pour faire ce dernier album. Il en résulte évidemment un côté très caribéen et ensoleillé, bien loin de la grisaille norvégienne ou islandaise. C’est donc plutôt reggae, disons un reggae folk de plage à la Jack Johnson, mais le tout avec une production haut niveau. En fait ça donne l’impression de chansons de folk classiques reprises en reggae. Ça parait léger et simple mais ça ne l’est pas du tout. On y trouve une majorité de chansons très « reggae blanc » à la UB40 : Whistler, lumineux et sympathique (la guitare fait un peu italienne quand on y réfléchit…), Lies Become Part Of Who You Are, doux et désabusé, Fence Me In, génialement légère et fragile avec ses percus et sa basse reggae dominante. On y trouve du reggae plus classique tendance Trenchtown rock et les Wailers avant que Bob Marley ne devienne trop important (enfin sans les Hou yeah ! et sans parler de Jah) : Peng Pong et sa batterie one drop, dans un style très proche des Black Seeds (pour ceux qui connaissent ce groupe de reggae néozélandais plutôt sympa), Say Goodbye et sa guitare sympathique, je ne sais pas pourquoi elle me fait également penser à la seule chanson reggae de Led Zeppelin D'yer Mak'er, en plus fin quand même. Il y a aussi du folk plus classique avec Bad Guy Now et Save Some Loving juste légèrement reggae, un peu de smooth jazz comme on dit, genre popularisé (créé ?) par Sade - pas le marquis, celle de Smooth Operator - avec Garota (le début fait aussi très pub pour Nespresso…) et une chanson piano voix un peu ovni : Who Do You Report To. Et il y a Rainman vraiment sympa avec sa ligne de basse malléable renforcée par la guitare et le clavier vintage, à la limite de plein de genre, ça sent l’Afrique, les Caraïbes, un peu le Brésil, en tout cas pas la Norvège…

Moi je retiens surtout Fence Me In, Say Goodbye, Whistler et Rainman, mais vraiment j’aime bien l’album dans son ensemble (surtout les titres reggae, on ne se refait pas). A la première écoute on se retrouve face un album un peu trop simple mais qui révèle un peu plus de complexité au fil des écoutes. Ce n’est pas l’album de l’année mais il fait du bien !

Solaire, sans conséquence, l’album devrait être remboursé par la sécurité sociale, surtout avec l’hiver qui approche.

Bon après il peut y avoir des effets secondaire pour les allergiques au reggae.

mercredi 6 août 2014

Simian Ghost – The Veil


Ça doit être la saison qui veut ça, on retourne encore sur les plages californiennes en compagnie des frères Wilson. Cette fois c’est des scandinaves qui s’y collent et le résultat est plutôt réjouissant ! Disons même que c’est l’album de ce type le plus sympa de l’année, voir depuis longtemps. Déjà l’album est bien rempli : 18 titres, rien que ça… Ensuite il est vraiment super bien fait : sur ces 18 titres, pas ou très peu de fausses notes, chapeau. Mélodies vaporeuses et enivrantes, chant magnifique et chœurs parfaits. Pour les amoureux des Beach Boys période Pet Sounds (dont je fais partie !), c’est du pain béni : la voix du chanteur reprend même les tics de Brian (Be A Good Kid), les chœurs sont juste splendides (Float, mais au final tout l’album), certaines chansons comme The Ocean Is A Wishper pourraient directement être intégrées dans Pet Sounds (ça doit être le tambourin). Mais ce n’est pas tout, Simian Ghost se paie le luxe de sortir des titres faisant également penser à du Phoenix période United : le single Never Really Know ou Scattered And Careless, 2 super titres, synthèse donc de Phoenix et des Beach Boys. On y trouve aussi quelques mélodies aérienne comme Endless Chord, qu’on verrait bien dans une pub Air France par exemple, ou l’instrumentale The Veil. Mais également des titres à l’esthétique plus récente : I Will Speak Until I’m Done, plus rapide, The River Ouse, faisant penser à du Local Native ou du Grizzly Bear.

Parmis les 18 titres, bien sûr certain m’ont plus plu : l’ouverture Float (et ses vocalises si Beach Boys), Cut Off Point (qui enchaine parfaitement avec une batterie plutôt dynamique faisant penser à du Tame Impala), A Million Shining Colours (qui joue la nostalgie à fond), Echoes Of Songs (et son chant féminin), The Ocean Is A Wishper (Pet Sounds…), Be A Good Kid (et la diction si particulière), Never Really Know (dansante avec son afterbeat funky), Scattered And Careless.

C’est léger, aérien, délicat, frais, lumineux, super bien produit. Bref ça fait du bien et ça devrait être remboursé par la sécurité sociale !

jeudi 12 juin 2014

Cocoanut Groove – How To Build A Maze



A ne pas confondre avec Coconut Records, le projet de Jason Schwartzman qui en ce moment se concentre plus sur le cinéma que sur les enregistrements de noix de coco. Ici le compositeur s’appelle Olov Antonsson et il vient d’un pays ou les noix de coco ne poussent pas.

Cocoanut Groove nous propose de la pop très sixties, tendance pop anglaise baroque à la Kinks ou plutôt Zombies. D’ailleurs ils se permettent même de parler clairement de Zombies dans la dernière chanson Night Walk, et je ne pense pas que ce soit une coïncidence. En plus des Zombies, les Beatles sont convoqués, comme dans l’intro de How To Build A Maze, on y trouve aussi l’orgue de Manzareck dans The High Coast (peut être celui de Rod Argent ?) ou les cuivres et les cavalcades de tambours très Love dans Colours ou A Secret Tune. Bref rien de bien neuf, mais quelque chose de bien fait, pas trop nostalgique, de bonnes mélodies et donc de bonnes chansons, une voix intéressante, très agréable donc.

Un très bon disque pour ceux qui aime le genre, bon évidemment, rien de neuf sous le soleil !

mardi 1 avril 2014

Todd Terje – It’s Album Time



Alors qu’est ce que c’est que c’est OVNI ? Todd Terje d’ailleurs qui c’est ? Et bien c’est un producteur Scandinave, qui s’illustre auprès de Franz Ferdinand ou d’autres. Et donc voici son premier album solo.

Autant le dire tout de suite, ça risque de ne pas plaire à tout le monde, loin de là ! C’est principalement instrumental, mais sans instruments, c’est cheap, loufoque, des fois très (Svensk Sas), ça balance entre de l’électro classique, de l’italian disco estampillée Moroder, des sons syntache (le synté qui tache) très 80’s voir 70’s, de la bossa d’ascenseur, des génériques de série, un petit côté message à caractère informatif, le générique de Champs Elysée (avec Michel Druker), de la house, Daft Punk, version Homework comme Random Access Memories, le Gorillaz du dernier Album, Nile Rodger (Delorean Dynamite) ou Kavinsky . Bref c’est tout ça et c’est un sacré bordel !

Il y a des trouvailles de folies là-dedans, c’est drôle, sympa, il ne manque souvent qu’une chose : les paroles…

On a quand même un peu l’impression que l’ami Todd nous propose un catalogue de son savoir-faire pour les groupes qui cherchent un producteur. Mais le savoir-faire est là, c’est rigolo en tout cas, je ne sais pas si ça restera dans les mémoires mais c’est assez plaisant en fait ! Pour conclure c’est un peu comme-ci la croisière s’amuse rencontrait K2000, « Kit va chercher Isaac pour me commander un Piña Colada frappée ! »




mardi 4 mars 2014

Oh My ! – Slow Moves


Encore des nordistes copieurs, et encore dans le mille… Et oui nos amis scandinaves sont rapidement devenus les spécialistes de la falsification qui passe nickel : The Royal Concept, Satellites Stories, Kakkmadafakka, et maintenant Oh My ! Là ce n’est pas Phoenix ou Two Door Cinema Club qui est en ligne de mire, mais les Strokes et les Kooks (qui ont d'ailleurs eux même commencé en faisant des reprise des Strokes).
On ne peut parler de copier/coler mais d’une forte inspiration : la façon de chanter, de faire trainer les fins de mots, le vocodeur, l’instrumentation, la structure des morceaux semblent venir de la bande à Julian. Ce n’est pas vrai sur tout l’album (on peut y entendre une guitare sèche, c'est dire) mais quand même : écoutez Scary Conversation, ça ne ressemble pas à Someday par hasard ? et People ?
Mais après tout, c’est bien fait, les mélodies sont accrocheuses, l’album s’écoute tout seul et on n’a qu’une envie, le remettre une fois fini ! Pas original peut-être, mais très sympathique. Comme quoi pas besoin d’être original pour créer la surprise.
Bien entendu je vous le conseille, surtout si vous aimez Is This It. Après si vous n’aimez pas, je ne peux plus rien pour vous…



jeudi 20 février 2014

WhoMadeWho – Dream



Qu’est-ce qui pousse les pays nordiques vers l’électro pop ? La liste continue donc de s’allonger avec les Danois de WhoMadeWho (bon ça fait quelque temps qu’ils sévissent).

L’affaire parait moins mainstream que chez par exemple The Royal Concept, moins dans la copie, plus dans l’électro aussi, moins dans le sunshine, plus dans la mélancolie (tendance Outfit) ; bref plus intéressant. Les guitares sont en avant quand il faut, c’est plutôt bien chanté, bien produit, avec ce qu’il faut de sons et de gimmicks eighties indispensable de nos jours.

En plus du single The Morning, vraiment très bien (si vous écoutez le Mouv, vous connaissez), l’album est très bon, on y en trouvera pour tous les gouts : du calme avec Another Day, de quoi danser avec Hiding In Darkness, un son eighties (donc contemporain !) avec Dream ou You Better Self. Le tout est vraiment très plaisant ! Je vous conseille donc vivement cet album, surtout si vous aimez l’électro pop tendance M83.

vendredi 14 février 2014

Asgeir - In The Silence




Encore un artiste de pop nordique me direz-vous. Et bien on ne va se plaindre que les scandinaves lâchent leur double pédale et se lance dans la douceur, parce que Korpiklaani… Bon là ce n’est pas de la presqu’ile d’où vient Asgeir, il nous vient d’Islande, et même d’une ile encore plus petite juste à côté. Pas d’amis, moins de 300 habitants sur l’ile, encore heureux, le petit Asgeir a une guitare… Après être monté à la grande ville, Reykjavik (bon d’accord il y a beaucoup moins d’habitants à Reykjavik qu’au Mans mais c’est la grande ville du coin), le jeune homme se lance dans la chanson avec comme parolier, son père, drôle quand même. Après traduction en anglais des textes, voici son premier album In The Silence. Avec lui, Asgeir nous sert une pop aérienne, mélange de Folk mâtiné avec une très petite touche d’électro, très dans l’esprit d’autres Islandais : Of Monster And Men, et donc très proche de la BO de Walter Mitty déjà commentée dans ces pages. En tout cas l’album est vraiment très bien, tout en douceur, guitare sèche, voix aigu, chœurs sensibles, production soignée, rythme entrainant quand il le faut. Il n’y a pas de mauvaises chansons, tout est délicat et très agréable, des fois un peu plus enjoué comme Torrent, plus électro comme Going Home, et il y a le single King And Cross, que vous avez surement du déjà entendre si vous écoutez Le Mouv’, un sommet de popitude, très bonne chanson qui réchauffe l'hiver !
C’est frais (normal vue d’où ça vient) et je vous conseille ça de suite !






jeudi 16 janvier 2014

Kakkmaddafakka – Six Month Is A Long Time



Kakkmaddafakka… C’est un nom de volcan islandais? Perdu, c’est un groupe de pop musique Norvégien ! Enfin c’est quand même un nom compliqué ! Ils auraient pu trouver plus facile. Mais je vous rassure, ils chantent en anglais. Après effectivement une fois qu’on a le nom on ne tombe pas sur trop de sujet différents sur google (il suffit même d'écrire kakk…) !


Non contents de détenir le record du groupe qui a le plus grand nombre de k dans son nom (et demi-finaliste pour le nombre de A), ces norvégiens nous proposent une pop bien sympathique. De la sunshine pop même, à croire que c’est la spécialité nordique après les suédois de The Royal Concept et les finlandais de Satellites Stories.
De belles mélodies faciles à retenir, un piano très présent et rythmé, une guitare rythmique phoenixienne, des relent de reggae pour rendre le tout dansant au diable, des beaux chœurs, une basse en place, tout est là et tout est plutôt bien fait. On se retrouve avec une pop très fraiche. Ça sautille dans un style très Vampire Weekend (Bill Clinton (drôle mais pas mémorable), Young (bien mieux), Someone New, No Song), des fois un style proche de Sublime façon Santeria (Female Dyslexic), ça groove et c’est pop, très Leisure Society aussi et donc ça part un peu reggae par moment (Gangsta No More). On flirt des fois le mauvais gout et la diffusion dans les Intermarchés (Gisèle est demandé au rayon triperie). L'album est plutôt bien produit par Erlend Oye (avec un O barré), déjà responsable d'une chanson en italien( va comprendre) plutôt sympa : la Prima Estate qui a fait un peu le buzz en milieu d'année. Le clip étant barré je vous le propose de suite :



Une très bonne surprise qui éclaire cet hiver en beauté, et dire que ça vient de Norvège…Le problème c’est qu’il va falloir retenir le nom de ce groupe, car on risque de nous demander souvent, « c’est quoi ce qui passe ? ». Après c’est toujours plus facile à pronocer qu’à écrire !




Et en cadeau le clip de Forever Alone, gros craquage à base de norvégiennes bien roulées qui s'arrose de champagne, euh de mousseux tout en faisant du pédalo au bord d'un lac. En Norvège ont a pas les moyens mais on a des bombas...





Bande Originale du film La Vie Rêvée de Walter Mitty




Ce week end je suis allé voir le dernier film de et avec Ben Stiller, La Vie Rêvée de Walter Mitty. Tout d’abord, même si là n’est pas le propos, c’est un très bon film que je vous conseille, la photo est magnifique (je veux aller en Islande !!!), c’est drôle et poétique. La BO aussi est très bonne, composée en grande partie par José Gonzales (de Junip).

On y trouve bien sûr Step Out , LE morceau du film qui illumine la bande annonce, mix de folk nordique (normal, car José Gonzales, comme son nom ne l’indique pas est originaire d’un pays nordique) dopée à la sauce M83. Mais aussi la très bonne Dirty Praws de Of Monsters And Men, bien plus adictive, avec des montées en puissance très Edward Sharpe.

On y trouve aussi la fameuse Pina Colada Song (faut avoir vu le film) par Jack Johnson en reggae acoustique de plage (son style quoi), des plus sympathique. Les autres chansons de José Gonzales/Junips sont aussi très bonnes, Stay Alive est particulièrement bien. On y trouve aussi Rogue Wave avec Lake Michigan mais surtout The Wolves and the Ravens. On trouve aussi une reprise de Don’t You Want Me d’Human Leagues acoustique, moins sympa que celle chanté par le pilote d’hélicoptère bourré du film mais très agréable (un petit côté Nouvelle Vague). Enfin on y trouve bien sûr Space Oddity de David Bowie, chanté au début par Christin Wiig, et elle s’en sort plutôt pas mal sur ce « duo ».



En résumé, une très bonne BO pour un très bon film, et dejà pas mal d’ajout pour la playlist de janvier.