mercredi 20 mars 2013

Chronique de concert : Julien Pras et Jil Is Lucky



Direction le centre-ville et le connexion live ou nous avions déjà vu Motorama il y a 2 semaines.

Je n’avais pas bien potassé leurs albums respectifs mais ce n’est pas grave.

C’est Julien Pras qui commence, tout seul sur scène avec sa guitare. Bon déjà le gars est petit, mais vraiment petit, après il est un peu dégarni et une furieuse allure de 68ard Ariègeois, on s’attend plus à avoir un animateur qui va nous faire découvrir la musique médiévale spécifique du Tarn qu’un joueur de Pop. Mais c’est bien lui, on reconnait les chansons, l’exercice Guitare acoustique / voix change un peu le rendu et n’émeut pas trop la foule… Faut dire que l’homme manque sérieusement de charisme : quand il ne chante pas, il bafouille au micro, passe son temps à réaccorder sa guitare en s’excusant. Bref ce n’est pas folichon même plutôt morne tout ça. Alors oui il chante bien, les chansons sont sympas mais ça ne casse pas 4 pattes à un canard…

C’est maintenant au tour de Jil Is Lucky de monter sur scène, ou plutôt d’envahir la scène : 1 batteur, 1 bassiste, 1 chanteur/guitare sèche, 1 guitariste, 2 claviers. 6 personnes sur la petite scène, ça fait vite encombré ! « Bonjour Toulouse, on est vraiment trop contents d’être là et de repartir en tournée ».
Ça commence fort, c’est hyper carré et ça n’a vraiment rien à voir avec mes souvenirs (The Wanderer  (la pub Kenzo) et When I’m alone), c’est très pop, assez rythmé, avec des harmonies vocales de folie, le bassiste et frère du chanteur est vraiment énorme sur ce point. En fait si j’avais écouté le dernier album j’aurais été moins surpris. Et oui l’album sorti en ce début d’année est très très différent du précédent ! Beaucoup plus pop synthé typé 80’s et vraiment très produit. D’ailleurs il est vraiment super je trouve !
Sur scène c’est entre les deux albums, un peu folk, un peu pop. Le groupe a une bonne présence et arrive même à faire chanter le publique sur la deuxième chanson, bravo ! Certaines des chansons du précédent album sont bien modifiées et adaptées (dont une version boostée avec un beat Rap du tube The Wanderer) d’autres sont jouées comme tel (without you, I may be late). Bref du bel ouvrage, et ça bouge bien !
Pour le rappel, ils ne sont que 2 à descendre : le chanteur et une guitare sèche et le claviériste avec un violoncelle. Les prochaines chansons seront acoustiques et sans amplification ni micro. Le silence ce fait et c’est parti pour les plus vielles chansons : The Wanderer revient, Supernova puis When I’m alone avec le groupe au complet (bassiste au jambé, batteur au saxo, clavier toujours au violoncelle) puis ce fut Judah Loew’s Mistake et sa remonté Klezner sur la fin avec le groupe revenant un a un à leurs instruments d’origine. Le concert a tout à coup viré musique de rue, le chant est plus déclamé.
Et le concert se termine sur Hovering Machine, très rock prog, grosse influence Pink Floyd période Wish You Were Here / Animals. Le groupe finit littéralement en transe et ça fait du bien !
Bref un très bon concert, un groupe très sympa, un leader peut être un peu bavard entre les chansons, mais on a l’impression que c’est pour meubler pendant que les autres accordent leur instrus !
  
Je vous conseille d’aller voir, mais avant d’écouter leur nouvel album pour valider le tournant électro pop. Jil Is Lucky en concert, c’est juste entre les 2 albums ! 

mercredi 13 mars 2013

Chronique de concert Two Door Cinema Club et Dog Is Dead



On les attendait depuis longtemps, ils sont enfin passés à Toulouse.

Donc ce lundi, direction le Bikini pour Two Door Cinema Club. Concert complet mais pas trop serré, 2 premières parties. On arrive tard et donc on loupe la première.

Après une bière commence la 2ème première partie, plutôt de luxe : Dog Is Dead.



Je ne connaissais pas trop, à part une chanson dans le dernier disque des inrocks.
Et bien c’est vraiment super sympa, bien carré, bien pop, formation classique : basse, batterie, 2 guitares (dont une Rickenbacker qui sonnait méchamment bien), clavier et chacun avec un micro. Car oui il y a des cœurs, ou plutôt des harmonies vocales, et c’est vraiment bien fait.
C’est une très bon surprise, ça sonne très très bien (mention spéciale pour Do The Right Thing, Teenage Daughter et Glockenspiel Song), le chanteur chante bien, ça s’énerve quand il faut, c’est bien callé, ça sonne un peu Nada Surf de High/Low, Death Cab, TDCC et même Vampire Weekend pour le coté rythmique, vraiment un très bon moment. Le set passe vite (une dizaine de chansons) et c’est vraiment une bonne mise en jambe pour TDCC.

L’entracte arrive, et là grosse surprise : en attendant TDCC ils nous passent du bon son Eurodance année 90… Tout le monde y passe : Corona, Hadaway, Masterboy et compagnie, et paradoxalement l’ambiance est là.



Et Two Door entre sur scène, un verre de rouge à la main, visiblement contents d’être en France. Gros moyen pour les lumières : de grands bandeaux de LEDs derrière la scène, des projecteurs tournoyants, de la fumée et même des gros ballons qui tombent du ciel en milieu de spectacle. Ya pas à dire ça envoie. Le son n’est pas en reste et la setlist est quasi exhaustive : seul Cigarette In Theater n’est pas joué du premier album (dommage je l’aime bien, je l’aurais bien échangé contre Do You Want It All par exemple). Ils ont joué aussi Costume Party qui n’est pas sur album mais que j’avais déjà trouvé en bonus track.
Les versions sont un peu différentes, souvent un peu plus mélancolique dans la voix, tout en gardant le coté pêchu, surtout grâce au batteur qui doit perdre 10L de sueur par concert ! Le son est pas mal, peut-être un peu fort mais bien balancé, la basse bien présente, les chœurs sympas, la voix d’Alex Trimble est toujours si caractéristique, l’ambiance est bonne, la salle de tous âges et ça chante pas mal. Le spectacle vraiment super carré, le tout renforcé par le lightshow.


Bon bref c’était sympa et ça m’a permis de connaitre Dog Is Dead, bonne découverte !

vendredi 1 mars 2013

Palma Violet - 180




L’album est controversé : nouvel icône rock pour certain, imposteurs pour les autres, il y a un peu des 2, mais après tout le rock n’est qu’une question de plagia, du moins depuis la sortie de Blue Suede Shoes (et encore dirait Little Richards…)

Alors voici Palma Violet, un groupe de Rock je-m’en-foutiste qui arrive après la bataille : Les Strokes, Libertines, Arctick Monkeys et plus récemment Vaccines sont passés par là et ont raflé la mise sur le revival rock tendance fin 70’s début 80’s.

Car il est question de ça chez Palma Violet, ça sent le blouson en cuir les converses et le jean slim, sonne The Clash, Ramones, tout ce qui sort du CGGB à cette époque et quelque fois même Television, ça mise fort sur l’énergie, ça chante faux mais on s’en branle.

Alors du coup vu les références ça sonne aussi Strokes, bah oui. La rythmique est similaire sur quelques morceaux (« Rattlesnake Highway », « Tom The Drum », « Johnny Bagga’ Donuts »). La voix aussi d’ailleurs, enfin plutôt l’intention. Ici le chanteur est nonchalant et s’en fout, tendance Julian Casablancas, voire carrément faux type Lou Reed, calme ou en colère. Très rock comme attitude tout ça.

Même Garage Rock, l’autre influence plus que notable, ça transpire le clavier psychédélique tendance The Sonics, Chocolate Watchboard ou The Seeds de You Pushing Too Hard, voir The Doors de Break on Through. D’ailleurs le chanteur se rêve Jim Morrisson sur « Step Up The Cool Cats ».

Bref ça convoque de vieux souvenirs façon The Vaccines, peut être en moins personnel, mais pour ma part je suis assez fan.


Best Of Friends : Ça chante faux, ça sent la loose et la sueur, les Clash aurait pu sortir ça avec un batteur qui aurait lâché le charleston et n’aurait pas eu peur d’abimer ses tomes.
Step Up For The Cool Cats : Très sympa, intro pausant bien le clavier et l’influence garage 60’s, break sympa (est-ce un refrain? Dur à dire…)
All The Garden Birds : plutôt bof, mais rien de traumatisant non plus.
Rattlesnake Highway : son côté dansant, l’orgue qui appui bien les accords, son coté crade
Chiken Dippers : avec son rythme lourdingue et parfait, la voix très Casablanca et son refrain avec monté de guitare
Last of the Sumer Wine, plus pop, avec une voix plus à la Lou Reed
Turn The Drum : Influence Doorsienne premier album en plus pêchu, comme si le batteur des Doors n’avait jamais fait de Jazz
Johnny Bagga’ Donuts : J’aime moins, mais ce n’est pas non plus horrible, ça déménage assez fort, la structure fait penser à My Generation des Who, l’intension aussi !
I Found Love : plus pop, dispensable… mais écoutable quand même
Three Stars : attention slow, ça sonne comptine de bar, c’est touchant, ça a juste le mauvais gout de partir en chanson normale à mi morceau. Dommage, tout en rage contenu ça aurait mieux rendu…
14 : alors que c’est la 11ème piste. Moyen, mais écoutable. Par contre je n’ai pas compris si c’est une chanson caché mais ça revint après, sur le même thème et des paroles différentes
Tsugi, un magasine que je ne connaissais pas que j’ai acheté à l’aéroport peut aller se faire voir, moi j’adhère !
Effectivement c’est copié, et alors ? Voici des mauvais élèves ingénieux qui copient sur plusieurs voisins à la fois, interprètent, n’oublient pas de laisser quelques erreurs pour ne pas se faire chopper et font ça avec le sourire. Je ne suis pas prof mais je mets quand même une bonne note

Et s’ils passent en concert, je cours les voir, peut-être qu’ils feront « Bite on the Brat » en reprise !

jeudi 28 février 2013

Chronique de concert : Aline et Lescop


Petit concert exclusivement scène française organisé par le Bikini, prix attractif : 5 euros + prog intéressante : Les Garçons et les Filles, Aline et Lescop + vendredi soir = pas mal de monde.

Nous sommes arrivés un peu en retard et la première partie avait déjà commencé.

Les Garçons et les Filles :
Groupe, heu non un gars tout seul en fait, toulousain, apparemment chouchou des inrocks (une chanson dans la compil des inrocks lab, un peu de pub dans le mag), why not.
Alors autant dire tout de suite : c’est très très dur… Non pas que ce soit des chansons de merde, non pas que ce ne soit pas mon style musical, non pas qu’il soit seul avec un mac sur scène, non pas qu’il ait encore plein de boutons et doivent passer en premier parce que demain ya interro de français, non ! C’est surtout qu’il chante horriblement faux… Et quand on est seul sur scène et que la sono est bien réglée, ça fait mal, très mal, d’ailleurs on a l’impression qu’il n’y a pas que le public que ça gène…
J’aimerais bien pouvoir aider ce pauvre ado, dire qu’il doit y avoir un problème de retour, je ne sais quoi… Toujours est-il qu’il chante faux, pas Lou Reed ou Bob Dylan, mais plutôt casserole de la nouvelle star…
Pourtant les mélodies sont bien construites, ça bouge pas mal, c’est plutôt des compos sympas, mais là ce n’est pas possible… Je lui suggère une reconversion rapide dans la production ou de vraiment monter un groupe et d’embaucher un chanteur. Et pendant qu’on y est un batteur, un guitariste et un bassiste, et là je promets un succès.
Après 25 min de supplice, c’est l’heure de la pause, ouf….

Aline :



On enchaine avec Aline, groupe marseillais d’adoption (je précise d’adoption, aucun accent !). Alors là c’est autre chose : Basse, batterie, 2 guitares, 1 clavier. Par contre niveau charisme des protagonistes zéro… Le chanteur est un petit gros qui a la quarantaine, un peu bedonnant, un peu dégarni, les autres ne parlent pas et reste à leur place.
Ça démarre avec Les Copains, l’instru d’intro de l’album donc réutilisé en intro de live, malin. Niveau son : la claque, ça sonne du tonnerre, section rythmique impeccable : basse fretless bien présente et bien groovy, guitare rythmique à la fender jaguar incisive, clavier en retrait juste ce qu’il faut et surtout la guitare lead énorme, une gibson électro acoustique avec un son de folie, bien plus présente que sur l’album.
Tout ça donne un son très Smithien, le deuxième de la semaine après Motorama. Mais là où Motorama a donné une performance live énorme, tout en pêche, en changeant beaucoup le rythme de ses compos, Aline est plus dans la sensibilité, chant plus susurré, rythme suave, même si de temps en temps ça s’envole bien !
Il ne faut pas chercher en Aline un groupe de Bad Boy, ça parle de looser qui essaie de draguer en buvant au bar, de ruptures difficiles, de ses 2 filles, de quand il était scout. Bref bigger than life style ! Mais après tout ce n’est pas choquant !
Toutes les chansons de l’album y passent, adaptées à la scène : une basse plus présente que sur l’album, des bonnes montées nerveuses quand il faut, une rythmique dansante, et des mélodies aux petits oignons. Bien sûr très Smiths tout ça : Elle Et Moi à la 12 cordes sonne comme un Please, Please, Let Me Get What I Want, Teen Whisle sonne comme This Charming Man, la fin de Elle m’oubliera se termine à la façon de Nowhere Fast, l’intro de Regarde le ciel fait plus penser à du Joy Division, tout comme la rythmique entêtante d’Obscène. C’est donc une musique pour quarantenaire ayant usé leur vinyle de The Queen Is Dead sur leur pick up portatif ou simplement amoureux de la pop anglaise triste.
Pour ma part j’ai adoré, bon j’ai préféré Motorama pour le charisme sur scène et l’énergie, mais il faut reconnaitre que Aline sonne mieux, bien plus propre, avec chœurs sympas et cette Gibson mon dieu ! Bref s’ils passent près de chez vous, que vous n’êtes pas trop allergique au français dans le texte, que vous n’avez rien contre les Smiths et la pop 80’s, attention la vrai, sans clavier et boite à rythme, allez-y les yeux fermés, c’est un bon moment. 

Lescop :



Après une petite bière arrachée avec difficulté, arrive Lescop avec une formation étrange et plutôt minimaliste : une guitare (une autre Gibson électro acoustique), une basse, un clavier/ boite à rythme et Lescop au chant. Le son est beaucoup plus fort, la boite à rythme tape métronomiquement, c’est ce qu’on lui demande, la basse martèle la mesure, la guitare envoie de larges décharges de saturation, très Joy Division tout ça ! Et par-dessus, la voie de Lescop, bien placé, dans le style Daho, sans forcer. Il est en avant sur scène, inquiétant avec son visage dur, éclairé soit par le dessus ne laissant pas voir ses yeux, soit par une lumière bleu / verte le faisant ressembler à Frankenstein. D’autant que son jeu de scène à base de danse minimaliste limite junkie à contretemps renforce le coté malsain de l’ensemble.
Il faut avouer que ça pulse bien, c’est carré, mais ça manque d’âme (volontairement ?). La boite à rythme (ou plutôt un disque qui tourne, car il y a aussi quelques effets en plus dessus) y est pour beaucoup. Reste les saillis brutales de la guitare, tout en distorsion et en larsen qui viennent sortir le tout de l’ambiance « je rejoue l’album », mais bon quand on sort d’Aline ça fait pauvre… Reste le bassiste qui encore une fois tient le tout.
Evidemment La Forêt, mais aussi La Nuit Américaine, Paris La Nuit ou Los Angeles sortent bien leur épingle du jeu avec leur rythmique engageante, mais aucune fantaisie superflue, c’est de la cold wave tout ce qu’il y a de plus cold !
On aime ou on n’aime pas, pour ma part, avec une vraie batterie et un vrai clavier ça m’aurait plus plu. Un peu d’âme quoi, on n’est pas des machines !
Je recommande donc un peu moins Lescop, sauf si vous êtes ultra fan de l’album ou des bassistes, mais dans ce domaine Motorama et Aline sont mieux pourvu aussi…

mercredi 20 février 2013

Chronique de concert : Motorama




Pour ceux qui ne connaissent pas, je conseille chaudement Motorama. Groupe Russe de son état, très pop, basse batterie assez eighty’s tendance Joy Division pour le martellement et les rythmes et tendance Smiths pour la sonorité, 2 guitares, une rythmique et une en arpège et un chanteur à la voix assez grave, tendance Ian Curtiss, beaucoup de reverb et un accent en anglais assez surprenant.

Le concert était au connexion live, un bar toulousain du centre-ville qui a une programmation assez intéressante.

La première partie, The KVB était n’ayons pas peur des mots nul à chier… Rapide relecture du flyer, je ne dois pas être un fan de la darkwave… En résumé, le leader est un puceau anglais tendance suicidaire – personne ne m’aime donc je vais me pendre après avoir éclaté tous mes boutons d’acné – à la Fender Jaguar, adepte du larsen de 5 minutes, de la distorsion appliquée et du non chant (discipline qui a donné naissance à l'eurodance et aux chansons de l'été de TF1). D’ailleurs peut-on parler de leader quand on a le charisme d’un bulot ? Tout est question de référentiel. Effectivement, quand on regarde l’autre moitié du groupe, on peut se dire que le bulot est au-dessus de la moule dans l’échelle sociale des mollusques. La moule en question, une photocopine à frange planquée derrière un Korg lançait avec dédain des boucles de batterie, de basse et de clavier. Son impression de se faire chier était d’ailleurs très communicative. Bref je n’ai pas aimé, le public non plus. Pas de rappel, retour au vestiaire rapide…

Petite bière, la salle se remplit, dernier réglage de la basse et des guitares et les Motorama montent sur scène.

Ça démarre fort ! À part le micro pas assez fort sur la première chanson, rien à redire, la section rythmique envoie du tonnerre, rythme de batterie vraiment sympa -un peu à la Phoenix (le batteur joue également « à plat » - la bassiste se déchaine, on peut même dire que c’est elle qui porte le groupe (elle doit avoir des doigts en titane). Les 2 guitares font bien leur boulot, la voix est bien caverneuse (on aime ou on aime pas).
Les chansons (au moins celle de Calandar) sont pas mal modifiées, vachement boostées pour la scène. Même les chansons calmes deviennent dansantes. Certaines chanson du précédent album sont également jouées, certaine en russe, ce qui est assez original (pas pour des russes d’accord).
Derrière la scène, en guise de décors, passent des vidéos de prairies verdoyantes, d’arbres au printemps, de pluie battante sur fond de forêt, bref un spot promotionnel à l’usage des bobos parisiens amoureux de la Normandie pour visiter cette magnifique ville qu’est Rostov sur le Don, dans le sud de la Russie. C’est leur ville d’origine, et d’ailleurs elle est jumelée avec Le Mans… C’est marrant, assez décalé avec la rythmique et l’énergie sur scène.
Parce que oui ça bouger sur scène, le groupe s’entend bien et s’éclate bien : tout le monde danse (assez bizarrement même…).
Bref un très bon moment !
Donc en résumé : plein d’énergie, présence scénique du tonnerre, son des guitares clair et impeccable, rythmes dynamique et entrainant (ça flirt avec du Two Door Cinema Club pour pas mal de chansons alors que l’album est plus classique),une basse monstrueuse, d’ailleurs assez mise en avant, un clavier qui ne se met pas en avant, pas de chinoiserie et surtout des chansons énormes et vraiment hyper bien adaptées pour la scène.
Au chapitre des regrets, la voix du chanteur, bien que typé n’est pas exceptionnelle, l’énergie a des fois raison d’elle et surtout elle n’est pas doublée par des cœurs. C’est le seul à chanter, même pas un petit micro pour un des 4 autres pour faire des ouououou. Dans le monde de la pop post Beatles, même quand on lorgne vers la power pop pêchu, ça fait bizarre.
Enfin on en connait des groupes où il n’y a qu’un seul micro sur scène, et pas que des mauvais !


S’ils passent près de chez vous, allez y sans hésitations !

Vivement qu’ils passent pro (pour l’instant ils ont juste pris un congé sabbatique !)

jeudi 15 novembre 2012

Chronique de concert : Festival des Inrocks, Electric Guest et The Vaccines



Hier soir au Bikini, pour la première soirée du festival des Inrocks, à l’affiche il y avait surtout Electric Guest et The Vaccines.
 
Nous entamons la soirée par Poliça, le concert avait déjà commencé en arrivant, et bien ce n’était pas bien grave au vu de la difficile demi-heure que nous avons dû supporter. La formation était pour le moins spéciale : 2 batteries, une basse et une chanteuse/appuyeuse sur des boucles avec un look d’autruche. Il n’y avait qu’à regretter qu’elle ne pousse pas le mimétisme jusqu’à mettre la tête dans le sable… Bref pas grand-chose à en sortir, à part le bassiste, techniquement impeccable.

J’attendais avec impatience la deuxième partie : Electric Guest, pour moi l’album de l’année 2012, enfin pour l’instant. Et bien je n’ai pas été dessus !


Asa Taccone, le très petit leader et chanteur du groupe, envoie la sauce, monté sur ressort, avec son déhanché qui aurait pu faire de lui un des acteurs principaux de  « A Night At Roxbury » ou un sosie de Thierry Hazar au choix. Le batteur et autre compositeur du groupe martèle sur sa batterie avec une conviction rarement vu (peut être le batteur de Phoenix), le bassiste/basse clavier fait son job et le guitariste/clavier fait sonner sa Gibson semi-acoustique avec une clarté fabuleuse.
Et c’est ça la différence principale : on se retrouve avec un son clair, des supers aigus sur la guitare et les pianos, une basse un peu en retrait, bien loin de la production typique de Danger Mouse (Rome, Gnarls Barkley, Sparklehorse, Broken Bell, le dernier Black Keys et donc Mondo) et son rythm n blues low-fi et crasseux qui caractérise par moment l’album (et à moindre mesure le single Holiday). Evidemment, cela donne un son avec moins d’ampleur (pas assez pour Jacques, mais bon il n’était pas dans la fosse, ça n’avait pas le même son), finalement moins dansant mais vraiment intéressant. La voix particulière d’Asa sonne bien, les harmonies vocales sont parfaites, les chansons toujours impeccables, par contre aucun light show, festival oblige je pense. Toutes les chansons de l’album y sont passés, plus une reprise de Little Dragon (ça me disait vaguement quelque chose, mais à creuser) et plus le single Holiday malgré le set festival d’1 heure top chrono. Je me demande comment se débrouillent-ils avec un set long, peut être en allongeant des morceaux comme Troubleman qui n’attendent que ça… Bref j’ai passé un très bon moment.


What Did You Expect From The Vaccines? Titrait leur premier album, et bien pour ma part je n’attendais pas grand-chose de leur part, j’étais plutôt venu pour Electric Guest… Et je me suis pris une bonne claque Rock n Roll comme il faut ! Bon d’accord j’avais écouté avec intérêt le dernier album sorti il y a peu. Et de toute façon un groupe qui monte sur scène avec un bassiste blond, arborant une Rickenbacker et un Tshirt Joy Division (ça me rappelle un groupe, je ne sais pas lequel…) n’est pas foncièrement mauvais. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ça envoie velu ! Dès le début, ils ont décidé de ne pas être polis les petits Londoniens : distorsion et larsen à fond, saillies brutales de Stratocaster, martèlement de fûts, basse percutante et un No Hope sans espoir pour la finesse. Après quelques secondes de flottement très l’Arme Fatal : « je suis trop vieux pour ces conneries », les pieds se mettent à danser tous seuls. Les chansons sont courtes, rapides,  je-m’en-foutistes, incendiaires, pas toujours bien callées au niveau de la voix mais avec tellement d’énergie, bref on écoute ça avec un vrai plaisir coupable. Beaucoup d’influence sur scène : du grunge, du garage bien crade à la Sonics, mais surtout du punk façon Ramones, peut-être un peu mieux joué ! ça pogotte, ça slame, ça transpire, bref ça transforme la salle en petite cave anglaise, la bière chaude en moins. 1 heure top chrono de rock n roll qui a retourné tout le monde.

lundi 12 novembre 2012

Chronique de concert : Bloc Party





Bloc Party au Bikini à Toulouse. Salle comble, concert complet.
  
Le groupe qui les suit en tournée, pour la première partie sont des australiens du nom de PVT, franchement, je n’ai vraiment pas aimé. De l’electro-pop avec trop de boucles pour être honnête, et un chanteur qui avait seulement un forfait voyelle… Bref je n’ai pas aimé.

Le concert a ensuite rapidement commencé, tout juste le temps d’aller se chercher une deuxième pinte… Un intro digne la BO de The Dark Knight Rises à plein volume, des sirènes d’alarmes, des énormes spots et voilà le groupe qui rentre, le batteur juste vêtu d’un petit short en jean… concept, mais vu comme il est impressionnant aux fût, je lui pardonne son look… Le concert peut commencer.

"We are Bloc Party from London UK" et ça envoie direct par le premier titre du dernier album So He Begins To Lie, pas vraiment ma tasse de thé mais ça passe bien quand même. Le set mélange pas mal les albums et les ambiances.
Le côté « Heavy Metal » du dernier album est bien présent sur plusieurs titres malheureusement (Kettling, 3x3), ce n’est vraiment pas là où ils sont les meilleurs, mais il y a des adeptes du slam et du bougeage de tête rectiligne, alors il en faut pour tout le monde. Banquet est bien inspiré de la version Late Light et envoie du bois, Octopus et Team A du dernier album aussi ; This Modern Love, Waiting for the 7.18, Day Four sont vraiment sublimes. Tous les albums y passent, avec une insistance sur Silent Alarm et Four.
Je m’attendais à avoir un groupe avec des mecs qui se font la gueule au vue des critiques rocknrollesque qui prédisent la fin du groupe avant la fin du monde, mais rien de tout ça, plutôt une bonne ambiance, une bonne communication avec le public, Kele fait plein de petites blagues pourries du style "Toulouse has nothing to lose", demande au premier rang ce qu'il veulent comme chanson le batteur nous raconte qu'il a bouffé dans un resto chinois de merde en ville.
Ils ont également joué une chanson totalement inconnue au bataillon, qui boostait vraiment, surtout avec du Rhianna a capela en intro !
Helicopter en deuxième rappel est impériale et clôt un concert peut être un peu court (1h50…) qui se termine par un salut théâtral. Perso il me manquait V.A.L.I.S. du dernier album et j’aurais aimé peut être plus de différences avec les versions albums sur les chansons récentes principalement, c’est la rançon d’un concert hyper bien calé.
Bref je vous conseille d’y aller !