mardi 2 juillet 2019

The Leisure Society – Arrivals and Departures #leisuresociety


C’est la mode des albums doubles en 2019 après Vampire Weekend ou Kevin Morby. 

Les experts de la pop nostalgique et subtile continuent sur leur lancée sans trop changer de direction, les Kinks et la pop anglaise en ligne de mire. L’album commence plutôt bien avec 3 tubes sur les 3 premiers titres : le délicat Arrivals & Departures, le sautillant A Bird, A Dee, Huminaty non sans rappeler Andrew Bird et le très Wings God Has Taken A Vacation. On enchaine un premier disque avec quelques bons titres comme Let Me Bring You Down ou la superbe balade tout en cordes et délicatesse Arundel Tomb. Ça ne révolutionne rien mais c’est vraiment bien fait, on accroche toujours autant à cette voix pleine de détachement mais aussi de charme, anglaise quoi. Quelques soucis arrivent plus tard et l’apparition d’un son plus récent, 90’s pas tout à fait assumé. There Are No Rules Around Here va même jusqu’à sonner comme du Arcade Fire fait par des gentils anglais qui ne veulent pas transpirer… Je suis méchant, c’est juste qu’à force de faire dans la délicatesse et la broderie anglaise, cette distorsion fait un peu sale. 

Il n’empêche que le tout s’écoute plaisamment, de très bons titres (il manque peut-être un Fight For Everyone), peut-être un peu de longueurs, le double album n’était peut-être pas nécessaire. En tout cas ça fait toujours plaisir de les retrouver, on ne va pas bouder !





Vampire Weekend – The Father Of the Bride #vampireweekend





Désolé pour le long silence, j'ai accumulé quelques critiques du coup, ça va publier grave !


J’adore Vampire Weekend. Leur précédent album, de 2013 quand même, était un véritable joyau. J’aime leur mix de pop et de musique world. 
D’ailleurs qu’est-ce que c’est que Vampire Weekend ? Des new-yorkais un peu hype fans de musique africaine ? Pas que. Pour moi c’est surtout les remplaçants de 10cc, The Police et surtout de Paul Simon. 10cc pour le sentimentalisme, The Police quand le coté rock en syncope et reggae de blanc, et bien sûr Paul Simon pour tout : l’art d’être soi-même, de proposer des mélodies parfaites et des arrangements luxuriants qui paraissent si simples, d’injecter des rythmes caribéens, des guitares africaines, une mélodie sud-américaine et les assembler avec des textes personnels. 

Ne tournons pas autour du pot, pour moi (et visiblement pas pour Magic), le nouvel opus de Vampire Weekend est fabuleux. Des tubes à la pelle, une production parfaite, de l’âme et du génie. Même si Ezra Koenig, la tête pensante a fait appel à quelques invités, on y trouve toujours la même patte, la même fluidité dans les mélodies, la même sophistication dans les arrangements. 
On citera pêle-mêle, le tube Life qui ne dépareillerait pas sur un album de Paul Simon (gros coup de cœur de l’année et des années passés), le plus dub How Long, Sunflower la chanson préférée du moment de mes enfants, l’imparable Bambina, la déjà connue Harmony Hall et l’intro gospel Hold You Know, l’exotique et engageante Rich Man ou Married in a Gold Rush un peu electro, un peu africaine, un peu country. On pourrait même encore en citer d’autres sans problème (Flower Moon ou Unbearably White) 

18 titres, c’est peut être beaucoup, mais au final il n’y a aucune fausse note, tout s’écoute parfaitement, le sourire aux lèvres. 
Alors est-il mieux que le précédent ? Je n’arrive pas à dire, c’est différent ! 

En tout cas, vous l’aurez compris, c’est l’album de l’année pour l’instant selon moi (mais ça se bouscule cette année avec Tame Impala ou Bon Iver... Wait n see). 

Bonne écoute !


jeudi 31 janvier 2019

Raoul Vignal - Oak Leaf #raoulvignal





Après un superbe premier album assez dépouillé dans le plus pur style folk, Raoul Vignal remet le couvert avec plus de moyens, donc plus de production. Une guitare rythmique, un piano, des bois, des flûtes et même ce qui semble être un marimba viennent peupler les mélodies toujours aussi délicates, susurrées dans le pure style indie folk. Délicat, donc calme, aérien diront certains, chiant diront d’autres. Et bien qu’ils aillent écouter du métal à fond la caisse ! Mais si vous êtes en manque de délicatesse dans ce monde de brutes, venez-vous lover sous la couverture de Raoul Vignal, il y fait chaud, c’est doux et calme. On y sera bien en attendant l’été.



Ed Mount – Space Cries EP #edmount



Je n’ai pas pu aller au concert de Tahiti 80 pour cause de trop grande distance entre moi et la salle (putain de déplacement professionnel…), mais je ne suis pas rentré bredouille car j’ai écouté la première partie prévu ce fameux soir : Ed Mount et son dernier EP, Space Cries. Et c’est bien ! 

Ed Mount, c’est un peu le Phoenix de United, c’est un peu Jamiroquai qui fait un bœuf avec les Parcels, C’est un peu les Beach Boys repris par Air, c’est un peu Stardust qui fait de la Trap, c’est donc un peu de la french touch old school, bref c’est bien. Et pas qu’un peu. 

En plus j’adore la pochette !


les sous titres de la vidéo de Make It Right valent le détour !

Andy Shauf – The Party #andyshauf



Encore une découverte de mon disquaire ! Merci les mauvaises fréquentations ! Classique intemporel ? Sûrement. 
Bon d’accord, ce n’est pas de la nouveauté, ça a 2 ans, mais quand c’est bien, hein ! 
Bref, Voici un vrai album de pop, de la pop délicate et classe façon The Leisure Society (qu’est-ce qu’ils deviennent tiens ? ils me manquent) avec une petite touche de folk, une production discrète et des mélodies XXL ! Il ne m’en faut pas plus. 

Bonne découverte et bonne écoute


The Good, the Bad and the Queen – Merrie Land #thegoodthebadandthequeen #damonalbarn




On peut dire que Damon Albarn a la bougeotte, le dernier Gorillaz pas encore digéré qu’arrive un nouvel album, cette fois de son super groupe The Good The Bad and The Queen. Ce groupe est fait pour moi : Damon Albarn bien sûr, mais aussi Paul Simonon, le bassiste des Clash et sa touche reggae dub, Tony Allen, le batteur afrobeat mythique de Fela Kuti et Simon Tong de the Verve. Et pourtant j’étais totalement passé à côté du premier album produit par Danger Mouse. Incroyable ! Je vous assure j’ai rattrapé mon retard ! Et donc ce nouvel opus ? Et bien il est bon ! Ce ne sera pas une surprise vu le casting, grossi par Monsieur Tony Visconti à la production, excusez du peu ! Que ce soit la magnifique Gun To The Head, reggae à tendance Beatles notamment grâce à la flute à bec très Fool on the Hill, Ou la très Specials (et pas spéciale) The Great Fire, la magnifique conclusion The Poison Tree et ses steel drums (géniale à pleurer), la sublime ballade Ribbons. Que ce soit les titres moins évidents, comme la bizarre Nineteen Seventeen ou la chanson titre. Dans tous les cas, le tout sent la Grande Bretagne à plein nez. En plus, même si ce n’est pas explicite, le thème principal reste le Brexit (de l’aveu des protagonistes). 



So British, so classy.


Angelo De Augustine – Tomb #angelodeaugustine



Un peu de délicatesse dans ce monde de brutes ! Pas un mot plus haut que l’autre, doux, intimiste, délicat. Angelo est tout ça. 
Il est repéré par Sufjan Stevens, qui lui propose des premières parties, des collaborations, un studio et un label. Bref de la lumière sur ce bijou de mélancolie. Un album de rupture bien sûr, mais apaisé. A fleur de peau certes mais réconfortant. On pense bien sûr à Sufjan Stevens, surtout sur Time ou on reconnait son touché de piano ou sur le choix de certains instruments (banjo) ou certaines sonorités : guitares, piano plus que léger qui joue une note sur 3 façon John Wayne Gacy Jr. On pense surtout à Elliott Smith, à ses ballades calmes et sa voix douce. Et ces mélodies ! Tomb est géniale (youhouhouhouhouhouuuuuuhou), All to the wind plus enjouée, Tide ou Bird Has Flown avec des instrumentations Sufjanesques, Time et sa basse Walk on the Wild Side. 

Alors bien évidemment il faut s’y intéresser un peu, ce n’est pas à proprement parler de la musique de fond. Tout est dans le murmure. Mais qu’est que c’est beau.

Bref un classique intemporel, un coup de cœur immédiat.